Opinion Amazigh n°24

Publié le par lieutenantrahmani

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, article 19)

 

Opinion Amazigh, « l’homme libre » …N° 24

de Abdelkader Rahmani, le 17 aout 2012

 

Amazigh : L’homme Libre.  « La terre n’est qu’un seul pays dont tous les hommes sont les citoyens, un seul village à la suite des découvertes scientifiques et de l’interdépendance indéniable des nations. On peut aimer tous les peuples du monde tout en aimant son propre pays. » A.Rahmani

 

 

 

D’actualité brulante par l’intervention de l’ONU en Syrie. L’ignorance mère de la barbarie.

 

« Il est une pédagogie active du savoir :

Labourer sa mémoire

Sur les champs de l’Histoire

Éviter les sillons noirs

Des hommes aux ambitions dérisoires. »

A.Rahmani (revue Trois Mondes nov2001-fév 2002)

 

 

Extraits de la revue Trois-Mondes n°112 Décembre 2004, page 11.

 

Commentaires du Lieutenant-Général Abdelkader Rahmani

 

II faut lire pour savoir ce qui n'a pas été le cas pour la majorité des français. Le lecteur doit questionner sa conscience. A-t-il cherché à savoir, s’est-il bouché les oreilles pour esquiver sa responsabilité en se réfugiant dans l'ignorance involontaire ou volontaire.

 

L'Homme doit se contraindre à chercher la vérité au-delà des informations officielles, des médias manipulés ou sous contrainte.

 

Etre citoyen n'est pas seulement être à la grecque l'habitant d'une cité. II est membre d'un État, à ce titre qu'il ait des devoirs envers sa patrie, il a aussi des droits politiques à exercer jusqu'à désobéir aux lois lorsqu'elles sont prises et exercées dans l'iniquité, c'est-à-dire l'injustice, dans le dérèglement de la morale. Seule loi de l'Homme : la morale.

 

Voici des exemples de lois à l’échelle de la planète ;

 

Les crimes sous la couverture de la démocratie et le parapluie de la civilisation après le mythe du procès de Nuremberg où il a été clamé par Edgar Faure «jamais plus ça ! Que s'est-il passé? »

 

Les vainqueurs sous l'étiquette du monde libre ont torturé, massacré les vaincus. Je l'ai vu.

 

Depuis jusqu'à nos jours, ces démocraties socialistes mais totalitaires, de droite, de gauche ou religieuse qui prônent leur civilisation pour imposer aux autres ont égalé, sinon surpassé Hitler. De Staline à Bush, de Ben Gourion à Sharon, en France et en Angleterre, la décolonisation forcée, truffée de crimes, de tortures reste impunie. Nuremberg, la cour de la Haye, l'ONU, une mascarade, un silence da plomb sur ces faits.

 

Un historien américain Benjamin Barber ose critiquer, dénoncer la perversion de son pays. Nous tirons les citations qui suivent de Marianne n°351 p.7 avec nos observations (l'Homme à la braguette) (..) Bill Clinton à la fin de son mandat, annonçait la nécessité de la guerre préventive pour éviter le réarmement de l'Irak (que le sinistre Rumsfeld, Ministre de la Défense des USA, et l'Europe ont armé). Selon Barber, cette doctrine repose avant tout sur le postulat de «l'exceptionnalité de l'Amérique» un pays innocent par nature, bon par essence.

 

Pour les théoriciens de la guerre préventive, insiste Barber « la destinée spéciale de l'Amérique l'autorise à désarmer ses adversaires potentiels (après l'encaissement de l'argent des armes qu'elle leur a vendues !). Parce que sa propre existence est spéciale et mérite des mesures spécifiques, un raisonnement interdit aux autres nations.»

 

C'est ainsi que les dirigeants américains légitiment le passage d'une logique d'auto-défense à celle de la guerre préventive justifiée par les seuls critères américains. Or, analyse Barber «le reste du monde peut difficilement accepter cette vertu américaine comme critère universel. Imaginez un droit international qui pose que les nations ne peuvent recourir à la guerre qu'en cas de légitime défense, sauf les Etats-Unis, qui, parce qu'ils sont exceptionnels peuvent le faire chaque fois qu'ils le souhaitent. (C'est bien ce qu'ils font devant le mutisme et la lâcheté de la communauté internationale) Barber est dans le ton de notre revue qui n'a cessé de démontrer l'inefficacité des démocraties américaine et européenne.

 

« Il est plus difficile de trouver des Etats que de mettre la main sur Ben Laden» a reconnu Dick Cheney, vice-président des Etats-Unis (une pourriture sioniste de la mafia américaine).

 

« Les Etats-Unis préfèrent les Etats qu'ils peuvent localiser et battre à plate couture, aux terroristes qu'ils sont incapables ne serait-ce que de repérer.»

 

«Si les talibans ont disparu, Al Qaïda vit»

 

« Si l'ère de Saddam Hussein est close, celle du Jihad contre l'Amérique s'amorce à peine. »

 

Rappelons ici le chant des partisans sous Vichy «Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place. Cet ami se démultipliera, empoisonnera la planète tant que les américains l'empoisonneront, œil pour œil, dent pour dent. Les américains perdront car ils sont incapables de se battre même s'ils vont sur Mars et sur la Lune toujours pour piller les richesses.

 

L'ennemi de l'éléphant c'est la petite mouche qu'il n'arrive jamais à saisir!

 

Barber pourfend l'idée d'une «exportation de la démocratie» défendue surtout par les néoconservateurs américains.

 

Enfin un américain qui raisonne et écrit là réalité sans masque. Il lui faut un micro pour que sa voix soit entendue par ses compatriotes avant qu'ils ne rejoignent l'Atlantide engloutie. Ils sont une menace pour toute la planète y compris ceux qui les suivent. Ils sont « ad hominem » (contre l'homme).

 

Ils veulent imposer au monde leurs propres paroles, leurs propres actes.

Nuremberg jamais plus ça !... ???

 

Depuis 1942, avant le débarquement aux chantiers de jeunesse puis dans l'armée française, j'ai suivi nos alliés américains, officier de l'ONU j'ai appartenu à leur deuxième division du Texas en Corée. Je dis ce que je sais et donc ce que j'écris, ce que j'ai vu dans leur comportement génocidaire et leur incapacité à se battre sur terre.

 

N'oublions pas le fameux adage « l'infanterie est la reine des batailles. » Cette infanterie est aujourd'hui remplacée par la guérilla. Celle que l'on dénomme « terroriste, barbare, assassine» » lorsqu'elle exécute un otage en représailles aux massacres de populations par milliers de personnes par les armes de la lâcheté que sont les bombes «propres » lâchées à des kilomètres au-dessus, ou à des milliers de kilomètres de l'objectif par la Marine de Guerre.

 

Ce terrorisme n'a ni bombe nucléaire ou chimique, ni aviation, ni blindés, ni marine. Sa seule arme c’est son courage, sa dignité et son honneur.

 

Deux hommes historiques en ont subi la leçon, Napoléon en Espagne, Hitler en Russie, au point que Napoléon, en exil à Sainte-Hélène, avant son assassinat par la perfide Albion, a dit « La force de l'esprit est plus forte que celle de l'épée. In memoriam.

 

Rappelons l'arrestation du grand résistant algérien Ben M'Hidi. Lors de son interrogatoire, remarque du Colonel français en censeur moraliste : « on vous reproche votre méthode déloyale. Pour vos attentats vous avez utilisé des femmes qui transportaient des bombes cachées dans des couffins.» Réponse de M'Hidi: « Donnez-nous vos chars, vos avions, vos hélicoptère, vos canons et vos bombes, nous vous donnerons nos couffins.»

Publié dans Lieutenant Rahmani

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